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Economie et crise Covid | N’attendons plus le «Pic» !

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L’info est tombée et aurait dû nous faire sauter de joie.

Le «Pic» des contaminations a été «très probablement» atteint la semaine du 17 au 23 janvier (2022), a annoncé le coordonnateur du Centre national des opérations d’urgence de santé publique au ministère de la Santé et de la Protection sociale, Mouad Merabet, qui a ajouté que le taux de positivité stagnait à l’échelle nationale, pour la deuxième semaine consécutive, à 24,4%.

Ce «Pic», on l’attendait depuis longtemps.

Et pour cause… Il représente le «début-du-commencement-de-la-fin» de cette maudite pandémie.

Avec Omicron, on en est à la 4ème, 5ème, ou 6ème vague… On ne tient plus très bien les comptes, au bout de deux ans de déferlement de «variants».

Avec le «Pic», c’est enfin l’espoir d’en finir avec ce cauchemar…

Pas tout à fait, certes. Il faudra nous habituer à vivre avec ce qu’il en restera.

Et pas tout de suite, non plus. Mouad Merabet a bien prévenu qu’après le «Pic», «au moins deux semaines difficiles nous attendent en termes de cas sévères, critiques et de mortalité». Mais on peut se dire que deux «petites» semaines, après deux longues années et toutes les «vagues», ce n’est pas la mer à boire… Même si la perspective de nouvelles infections, voire de nouveaux décès, est regrettable.

Economie et crise Covid | N’attendons plus le «Pic» !

Or, il y a un bémol à cette heureuse annonce. Et le problème n’est pas dans l’évaluation du temps qui suivra le «Pic». Il est dans la localisation-même du «Pic». Car, aussi bien Mouad Merabet que les autres experts et membres du Comité scientifique qui suivent l’évolution de la pandémie, restent prudents sur la date exacte où il serait atteint.

Les expressions «très probablement», «sauf surprise» dont ils prennent la précaution d’accompagner leurs annonces du «Pic», nous montrent, à nous autres qui sommes suspendus à leurs lèvres, qu’il n’y a aucune certitude à ce sujet… Alors que nous attendons tous ce «Pic» qui nous sauvera, sauvera notre économie, notre tourisme, qui sauvera tous les secteurs qui agonisent sous l’effet de la pandémie et de ses conséquences dramatiques…

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Bien sûr, les scientifiques ne peuvent pas décréter que le «Pic» a été atteint s’il ne l’a pas été. Il ne s’agit pas pour eux de prendre une décision de complaisance, mais d’établir un constat scientifique. La question est de savoir s’ils ont les mêmes critères pour localiser scientifiquement le «Pic» d’une vague? La stagnation des contaminations est-elle suffisante? Pendant combien de temps doit-elle durer pour être considérée comme preuve du «Pic» atteint?

Ces questions que se posent les citoyens sont d’une importance capitale dans le contexte actuel. En réalité, nous cherchons tous désespérément à localiser ce «Pic» salvateur, pour que toutes les interdictions et restrictions soient levées.

Réouverture des frontières, reprise des activités de l’ensemble des secteurs de l’économie, possibilité de visibilité pour les entreprises et le monde des affaires…

Même les membres du Comité scientifique, officiellement chargés de la gestion de la pandémie, estiment qu’il est temps que la vie reprenne son cours normal.

Aujourd’hui, il y a alerte rouge sur l’économie du pays. Les citoyens savent désormais ce qu’ils ont à faire pour se protéger. La part de l’Etat, dans cette protection, peut se limiter aux mesures préventives et de contrôle (exigence de pass vaccinal et de tests PCR négatifs aux frontières –voire d’isolement, en cas de doute-, poursuite des appels à la vaccination à l’intérieur du pays…).

C’est donc l’économie du pays qui a besoin d’assistance. Ce n’est pas l’Etat qui crée le plus d’emplois, mais l’entreprise. Et les entreprises ne peuvent rester viables qu’avec une relance normale des activités économiques. En 2021, la croissance du PIB au Maroc a été de +6%, selon les experts, qui prévoient qu’elle sera de 2,9% en 2022. Or, le minimum requis est de 3% pour une croissance créatrice d’emplois…

N’attendons plus le «Pic». Faisons simplement comme d’autres pays plus touchés par la pandémie que nous: pensons à l’économie et à l’emploi !

Bahia Amrani

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