À Albi, la maraîchère se fait voler 40 kg de tomates dans sa serre

« Il manque juste les météorites, les extraterrestres ou la crue centenaire du Tarn ». Malgré toutes les galères, auxquelles elle doit faire face, Elise garde le moral et le sens de l’humour. Et les tuiles, malheureusement elle les enchaîne depuis son installation, il y a deux ans à Canavière.

Dernière en date, dans la nuit de lundi à mardi, on est venu lui voler pas moins de 40 kg de tomates. « Ils m’ont pris toutes les plus belles, les plus grosses. Il y a des lignes où il n’y a plus rien. Fort heureusement ils n’ont pas abîmé les pieds, ni la serre », explique la jeune femme.

La poisse totale, grâce à ses traitements naturels (notamment à base de sauge), elle avait réussi à éviter les maladies et à garder une production de tomates contrairement à beaucoup de maraîchers bios. Du coup, les prix de la tomate ont flambé.

Sécuriser son exploitation

D’où certainement le vol. Les voleurs ont laissé les autres légumes cultivés sous la serre notamment les concombres très nombreux cette année. Le montant du préjudice est de 200 €. Mais pour Elise, il est bien plus élevé.

À Albi, la maraîchère se fait voler 40 kg de tomates dans sa serre

Aujourd'hui, elle n’avait quasiment pas de tomates à présenter à ses clients sur le marché du Castelviel, ni samedi sur celui de Sainte-Cécile. « Cela veut dire moins de clients. Je vais moins bien vendre », souligne-t-elle.

Bien évidemment, elle ne compte pas, dans ses 200 euros, les heures passés à bichonner ses plants, la journée de travail perdue mardi dans les différentes démarches. Quant à l’assurance, pas la peine d’y compter, le préjudice ne couvre pas le montant de la franchise.

Enfin, elle doit mieux sécuriser son exploitation. Et cela a un coût. coût qui n’était pas prévu dans ses prévisionnels. Elle a donc lancé un appel sur Facebook aux bonnes volontés.

Installée depuis deux ans sur Canavière, la jeune normande en reconversion professionnelle n’a pas été épargnée. Mais elle garde le moral. Élise, grâce à ses produits diversifiés et ses légumes oubliés, son étonnant basilic, a réussi à se constituer une clientèle. « Ça fait du bien de voir des gens toutes les semaines qui aiment vos légumes », avoue-t-elle.


Appel à la solidarité

Pour sécuriser son exploitation, Elise recherche clôture/grillage, piquet (20) parpaing (80), sable, ciment pas trop cher. Ainsi que deux piliers et portail basique d’occasion.

Elle fait également appel aux bonnes volontés pour poser la clôture et le portail. Notamment des personnes ayant des notions de maçonneries pour l’aider. Avis aux bonnes volontés !

On peut retrouver Elise sur le marché du Castelviel le jeudi soir et le samedi matin place Saint-Cécile.

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