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Charlotte, étudiante sage-femme : "On est très vite en autonomie"

ParElodie Auffray,publié le 07 Octobre 2021 4 min

Alors que les sages-femmes se mobilisent de nouveau ce 7 octobre pour faire entendre leurs droits, Charlotte, étudiante bretonne de 21 ans, revient sur le choix de sa spécialité : la maïeutique. Une formation exigeante, mais qui lui correspond car axée sur la pratique et riche sur le plan humain.

À l'origine, Charlotte voulait être pédiatre. Elle a changé d'avis au cours de sa première année commune aux études de santé (PACES). "Je n'ai pas du tout aimé l'anatomie, je me suis rendu compte que la théorie, ce n'était pas ce qui m'intéressait le plus. En médecine, on perd le côté relations humaines avec le patient. Les maïeuticiennes, elles, sont présentes tout au long du processus, il y a une proximité avec la patiente et un suivi global", compare-t-elle.

Après sa PACES, elle entame donc des études de maïeutique à l'école de Rennes. Charlotte débute tout juste sa troisième année, sur les quatre que compte la formation (sans compter l’année de PACES, devenue PASS ou L.AS). "Ce n'est pas évident, mais ça vaut le coup", résume-t-elle à mi-parcours.

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Charlotte, étudiante sage-femme :

Après la PACES, la première année de maïeutique reste assez générale. Les enseignements théoriques occupent la majeure partie de l'emploi du temps (cardiologie, pneumologie…). Puis, ils se font plus spécifiques les années suivantes : pédiatrie, obstétrique…

Même si le cursus est "très prenant", l’étudiante estime avoir du temps pour elle à côté de sa formation. "On n'est pas obligés d'avoir tout le temps la tête dedans", décrit-elle.

D'ailleurs, le plus appréciable, selon Charlotte, c'est surtout le côté concret de la formation. Les nombreux stages permettent de mettre les cours en application et "d'assimiler plus facilement" : soins infirmiers, suivi post-accouchement et découverte de la salle de naissance mais aussi suivi gynécologique et de la grossesse et enfin, apprentissage des pathologies en fin de cursus. "On est très vite en autonomie, sous la surveillance des sages-femmes", raconte la jeune femme, qui a ainsi pu réaliser ses premiers accouchements presque seule, dès l'année dernière, en deuxième année de maïeutique.

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Des stages exigeants

En revanche, la Bretonne a été surprise de découvrir qu'il y avait "pas mal de pression" dans les salles de naissance. "Certaines sages-femmes sont assez exigeantes, peut-être parce qu'elles n'ont pas assez de reconnaissance. Elles veulent nous forger, nous former au mieux."

Il faut aussi, à chaque stage, "refaire ses preuves". Entre les stages, les gardes et les rythmes irréguliers, la formation n'est pas de tout repos. La future soignante avoue quelques "coups de mou" et s'appuie, pour faire face, sur "l'énorme bienveillance" qui règne dans sa petite promotion de 30 étudiants (dont deux hommes).

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Des liens forts avec les patientes

Une fois son diplôme en poche, Charlotte voudrait d'abord travailler dans un grand hôpital, "pour voir toutes les pathologies, pouvoir demander conseil à d'autres sages- femmes et gagner en confiance". Elle envisage, plus tard, de s'installer en libéral.

Et, entre-temps, pourquoi pas faire de l'humanitaire. "C'est ce qu'il y a de bien dans ce métier : c'est très varié." Mais ce qu'elle aime par-dessus tout, c'est ce "lien particulier" qui se crée "en très peu de temps" avec les femmes lors des accouchements. Des moments "hyper beaux", qui confortent son choix.

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